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Réorganisation du Secteur Gestion d'Énergie
© Samuel Devantery
Réorganisation du Secteur Gestion d’Énergie
D’abord quelques chiffres, afin de poser le décor. Le secteur Gestion d’Énergie comptabilise plus de 3’500 transactions par année. En lien avec l’achat et la vente d’énergie pour l’essentiel, avec pour ambition de fournir non seulement de l’électricité et du gaz à un prix compétitif (environ 1’200 gigawattheures sont distribués chaque année à notre clientèle, soit l’équivalent de la consommation de 260’000 ménages), mais aussi d’optimiser et de valoriser au meilleur prix et de manière durable la production de nos aménagements hydrauliques et solaires.
Responsable du secteur Gestion d’Energie.
Si la stabilité des tarifs a longtemps été de mise, il faut désormais composer avec des facteurs externes beaucoup plus contraignants. Citons la situation sur le plan géopolitique, l’extrême volatilité des marchés, les fluctuations liées à la production des énergies renouvelables ou encore une réglementation plus complexe, notamment dans le cadre de l’approvisionnement de base. « Nos processus historiques ne suffisaient en effet plus à garantir la compétitivité, la gestion des risques et la transparence attendues, notamment par nos communes actionnaires », ajoute Gaëtan Wuilloud.
Plusieurs analyses et audits externes ont dès lors été effectués ces dernières années afin de répondre à cette problématique. Dans la ligne de mire ? Aborder plus sereinement nos objectifs et nos ambitions stratégiques en matière de stabilité des coûts d’approvisionnement et de nos tarifs, mais aussi d’optimisation de nos portefeuilles sous gestion.
Mise en œuvre en 2025, la réorganisation du secteur s’est effectuée à trois niveaux :
- Organisation sectorielle
« Auparavant, tous les collaborateurs avaient un rôle, considéré comme généraliste, de gestionnaire d’énergie. Nous avons créé des profils de fonction qui nous permettent de répondre de manière plus efficiente à nos missions », précise encore Gaëtan Wuilloud.
À la clé, une distinction claire entre les gestionnaires de portefeuilles, qui effectuent les transactions en lien avec l’achat et la vente d’énergie, les gestionnaires de production, en charge de l’approvisionnement et de la tarification, et le Back Office, qui assure la gestion administrative des flux énergétiques.
- Optimisation des outils de la gestion de l’énergie
Toutes nos données, outils et processus sont en cours de migration sur une plateforme énergétique qui nous permet d’avoir une vision globale et centralisée sur l’ensemble de nos portefeuilles et sur la gestion des risques.
- Mise en place d’un Risk management indépendant
La création de ce poste, « indépendant de notre secteur, afin de garder la neutralité et l’objectivité nécessaire », a été couplé avec la mise à jour du manuel de gestion des risques énergétiques.
Risk Manager Energie (RME) de OIKEN
Ces différentes mesures, qui sont encore en cours de consolidation, apportent une réelle plus-value. « L’impact humain est très positif, se réjouit Gaëtan Wuilloud. Nous avons plus de moyens et de ressources pour gérer nos tâches avec sérénité. Nous avons également une vision d’ensemble pour qui permet d’agir rapidement lorsque la situation le justifie et de nous remettre régulièrement en question, en collaboration avec nos partenaires et les communes actionnaires. C’est vraiment bénéfique », conclut-il.